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Ikonikat

Montrer ce que l'on voit

Avec l’application Ikonikat, toute personne regardant une image peut désigner les éléments qui lui semblent essentiels en ajoutant des lignes à la reproduction numérique de celle-ci. Une fois les tracés enregistrés et centralisés, les dessins obtenus sont comparés et analysés pour générer des ensembles-types qui peuvent être croisés avec les profils socio-culturels des utilisateurs de l'application.

Ikonikat (Ikonik Analysis Toolkit)

Pourquoi demander à un public de dire ce qu’il voit dans une oeuvre, alors que qu’il peut simplement nous le montrer ? Fruit de recherches coordonnées par Mathias Blanc, de l’Institut de recherches historiques du Septentrion (CNRS/Université Lille3), l’application Ikonikat donne la possibilité à tout un chacun de désigner, grâce au dessin, ce qu’il pense pertinent dans une image. Et ce, sans disposer nécessairement d’un vocabulaire spécifique. Concrètement, le spectateur, profane ou expert, muni d’une tablette affichant une reproduction de l’oeuvre, souligne, entoure les éléments picturaux qui lui semblent essentiels ou qui l’interrogent.

Les tracés réalisés par les visiteurs révèlent les zones perçues comme les plus significatives, et permettent de saisir l’ordre dans lequel les éléments picturaux d’une oeuvre sont soulignés par le visiteur.

Un outil de recherche et de médiation culturelle

Ikonikat a déjà été expérimenté au Palais des Beaux-Arts de Lille au cours de l’année scolaire 2015-2016 avec des élèves d’écoles primaires. Dans la cadre du programme éducatif « des Mots, des musées, des maux » (soutenu par le FRench American Museum Exchange), Ikonikat a été utilisé pour comparer une classe ayant participé à cette action à une autre découvrant les oeuvres du musée pour la première fois. Les résultats significatifs obtenus amènent à continuer l’exploitation d’Ikonikat en 2016-2017 dans le même cadre.

Le déploiement du dispositif au Louvre-Lens, durant l’exposition « Le mystère Le Nain » du 22 mars au 26 juin 2017, permet d’envisager une étude inédite avec un public étendu. A cette occasion, 600 personnes, visiteurs individuels ou en groupes de 2 à 15, partent à la découverte de sept oeuvres prêtées par le musée du Louvre, en suivant différents parcours. Les annotations visuelles de chacun peuvent être montrées à l’ensemble du groupe pour entamer une discussion collective face aux oeuvres. Ceci permet d’éviter que la participation des visiteurs ne soit limitée par la prise de parole et la maîtrise d’un vocabulaire.

Cette démarche de médiation culturelle s’accompagne d’une recherche sur la réception des oeuvres. De quelle manière le contexte social et culturel (visites en famille, groupe scolaire, …) ou l’ordre dans lequel les oeuvres sont présentées influencent-ils leur perception par les visiteurs ? L’attention d’un enfant ou d’un néophyte se porte-elle réellement sur les éléments d’un tableau que le guide lui signale comme les plus marquants ?

En retour, ce projet de recherche permettra au musée de s’interroger sur sa politique des publics, notamment sur la manière de présenter les oeuvres, autant en termes d’accrochage qu’en termes de discours sur celles-ci.

Au cours de l’exposition, des séances de restitution seront organisées auprès des publics du musée afin de leur faire part des résultats du projet.

Un atelier de recherche au Louvre-Lens et à l’Imaginarium de Tourcoing

En plus de constituer le terrain d’un projet de recherche inédit du Louvre-Lens et du CNRS, l’exposition « Le mystère Le Nain » accueille un atelier de recherche international. Du 28 au 31 mars 2017, à partir d’un corpus d’oeuvres de l’exposition, sociologues et historiens de l’art français, autrichiens, allemands et anglais mettent en perspective leurs approches d’analyse des images, de leur perception (que voit-on ?), de leur réception (quelles significations leur attribue-t-on ?).

Ikonikat

Montrer ce que l'on voit

Présentation | Caractéristiques

Avec l’application Ikonikat, toute personne regardant une image peut désigner les éléments qui lui semblent essentiels en ajoutant des lignes à la reproduction numérique de celle-ci. Une fois les tracés enregistrés et centralisés, les dessins obtenus sont comparés et analysés pour générer des ensembles-types qui peuvent être croisés avec les profils socio-culturels des utilisateurs de l’application.

EN SAVOIR PLUS

TECHNOLOGIE ­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­──­­­­­­─­­­­­­─­­­­­­­­­­­­ HTML5

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Les musées, un terrain d’exploration

L’attention d’un enfant ou d’un néophyte se porte-elle réellement sur les éléments d’un tableau que le guide lui signale comme les plus marquants ? De quelle manière le contexte social et culturel (visites en famille, groupe scolaire, …) ou l’ordre dans lequel les œuvres sont présentées influencent-ils la perception des visiteurs ?

S’affranchir des barrières linguistiques

Pour répondre à ces questions, le visiteur, muni d’une tablette affichant une reproduction numérique des toiles, souligne ou entoure les éléments picturaux qui lui semblent essentiels ou qui l’interrogent. Pour ce faire, nul besoin de maîtriser un vocabulaire spécifique.

Un outil de recherche

Les tracés obtenus font ensuite l'objet de divers traitements. Par exemple, des cartes de chaleur sont générer pour distinguer les motifs qui sont identifiés comme étant les plus significatifs par les publics. D'autres procédés que nous développons permettent de comparer l’enchaînement des éléments picturaux désignés par chacun.

IKONIK Analysis Toolkit
Prise en main d'Ikonikat sur fond bleu
Mise en situation face aux oeuvres
Qu'est-ce qui attire ton regard ?
 
Détourage de détails saillants
Montre-nous ce qui te paraît important
Discussion suite aux tracés réalisés par chacun
Traitement des données recueillies avec carte de chaleur

Retour d'expérience

Louvre-Lens
Marie Lavandier, Directrice
« J’ai la conviction absolue que le sens et l’interprétation d’une œuvre d’art ne sont pas définis une fois pour toutes par l’artiste ni son époque mais qu’ils sont enrichis par chaque regard, chaque visiteur. »
Palais des Beaux-Arts de Lille
Céline Villiers, Action éducative - Service des Publics
« Grâce au dispositif Ikonikat, les élèves ont regardé l’œuvre en allant du perceptif vers le cognitif, du sensible vers la connaissance. Apprendre à voir autrement au-delà du discours descendant, au-delà de la construction intellectuelle, c’est pouvoir aller à la rencontre de l’artiste sans filtre, à l’origine de sa création. »

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